Paroisse - Commune d'Alquines
"

PAROISSE


"

Siège de la paroisse

4 parvis de l'Abbaye
62850 Licques
Tel : 03.21.35.01.95
SITE WEB

Curé de la paroisse

Abbé Noël Raeckelboom
1 rue des Victimes de Guerres
62850 Alquines
Tel : 03.21.39.63.05


HISTORIQUE

L'église d'Alquines, entièrement bâtie en pierre blanche de pays, fait partie de ces nombreux édifices relevés aux XVIe et XVIIe siècles, dans le style gothyque tardif. Son plan est caractéristique d'une petite église paroissiale, avec un choeur, une nef et une tour en avant-corps. Son choeur voûté en croissée d'ogives, a pu être bâti à la fin du XVIe ou durant le premier tiers du XVIIe siècle : la "Paix des Archiducs" (Isabelle et Albert d'Autriche), fut une période riche en reconstructions. De cette époque date également le clocher, à peine plus élevé que la nef. Il est inccessible de l'extérieur, une disposition fréqeunte après les guerres qui ont ravagé la région aux XVe et XVIe siècles. La nef, plus récente, a été reconstruite en 1892.

Eglise Saint-Nicolas.

ARCHITECTURES

Pélican figuré en clef de voute du choeur.

Le PELICAN figuré en clef de voute du choeur presse son bec contre sa poitrine pour faire régurgiter le poisson qu'il a emmagasiné et ainsi nourrir ses petits. Mais au Moyen Âge, on pensait qu'il perçait son flanc pour nourrir ses petits de sa chair et son sang, comme on peut le voir à Haut-Loquin. On en a donc fait un symbole du saccrifice du Christ pour les hommes : c'est l'eucharistie, le corps et le sang du Christ donné aux fidèles par le pain et le vin.


Le maître-autel (1892) et les autels latéraux sont de style néogothique, élevant leurs hauts pinacles à crochets.

L'art gothique a perduré dans nos régions durement touchées par les guerres du XVe au XVIIe siècles. Il en ressort une certaine harmonie des édifices religieux, parmi lesquels Alquines contistue un bel exemple.

La muralité est très réduite dans les choeurs, laissant passer la lumère au travers de baies ornées de meneaux de pierre. Ceux-ci prennent les formes de l'art flamboyant, avec ses soufflets et ses mouchettes, ses lancettes trilobées.


MOBILIER

Le confessionnal.

Le confessionnal de 1703 a été restauré au XIXe (IS 1918). S'il a la facture du mobilier du XVIIIe, avec ses pilastres à chapitaux composites, il se distingue par l'absence de symboles religieux sur sa porte ou son tympan.

La cuve de l'ancienne chaire / L'ancienne chaire.

De la chaire d'ALquines il ne reste que la cuve transformée en ambon. On trouve la même à Surques. Les panneaux de celle d'Alquines ont été peints des 4 évangélistes accompagnés de leurs emblèmes (le taureau pour luc, l'aigle pour jean, le lion pour Marc, et l'homme ailé pour Matthieu). Ces chaires peintes sont plutôt rares dans le Pas-de-Calais, on en trouve à Ergny et à Menneville au XVIIIe. De mémoire orale, c'est un peintre itinérant, M.Decante qui a réalisé les pannéeux, ainsi que le tableau de Saint-Omer à Journy ou encore à Coulomby.

Statues en bois des XVIIe et XVIIIe (IS 1978). Les statues de Saint-Nicolas (XVIIe), saint Gendulphe et sainte Catherine (XVIIIe) témoignent de l'académisme de la statuaire des temps modernes : les saintes et saints sont représentés selon des stéréotypes, et dotés d'attibuts permettant aux fidèles de les identifier.

STATUE DE SAINT GENDULPHE :
Gendulphe (Gendulfe, Gandouffe, ou Gengoult) est né au début du VIIe siècle. Il épouse Ganéa, fille de haute noblesse, mais de petit vertu. Quand il revient chez lui après avoir combattu dans l'armée de Pépin le bref, il apprend les infidélités de son épouse et décide de lui faire subir l'épreuve de l'eau : "Plongez votre bras dans ce bassin et ramassez une pierre qui est au fond. Si vous êtes sans reproche vous n'aurez aucun mal. Si vous avez pêché, Dieu ne laissera pas votre crime impuni". Ganéa sot son bras brulé et couvert de cloques. Pour se venger, elle le fait tuer par son amant. Son culte s'est diffusé de Bourgogne en Flandre, puis dans le Boulonais.

Saint Gendulphe.

STATUE DE SAINTE CATHERINE :
Catherine d'Alexandrie, femme cultivée décida de consacrer sa vie à Jésus Christ. Elle tenta de convertir l'empereur Maximien au Christianisme. Il décida de la mettre à l'épreuve face à plusieurs savants qui par son argumentation se convertirent. L'empereur mécontent les fit éxécuter. Il lui proposa de l'épouser, ce qu'elle refusa. Humilié, l'empereur lui fit subir le supplice de la roue, mais par miracle elle se brisa. Cependant, il la fit décapiter. Les martyrs sont représentés avec la palme symbole du martyre, et l'objet de leur supplice. Ici, Catherine foule au pied la tête de Maximien.


Source :
Comité d'histoire du Haut-Pays
Inventaire du patrimoine en Haute vallée de la Hem
Avril 2015
Sophie Léger


AUTRES ÉDIFICES RELIGIEUX


Chapelle de Fromentel
(?)



Chapelle de Sainte Philomène
Rue noire, Alquines
Bâtie en 1941, elle a été restaurer de 1988 à 1992 par des bénévoles.
Ste Philomène, toute blanche et rouge, est un modèle de chapelle entretenue. De la Sainte, assise sur un sofa blanc, aux fleurs et aux bougies qui l'environnent, tout clair et frais. Si la surprise est agréable devant la netteté de l'oratoire, elle est grande devant son histoire. Une maman du hameau venait régulièrement se recueillir devant Ste Philiomène, priant pour les personnes de sa famille, en danger durant la dernière guerre. La chapelle si souvent visitée et qui datait du siècle dernier, demandait des réparations. La maman se promit de la restaurer au retour des membres absents de sa famille. Tous revinrent de la guerre: la chapelle serait réhabilitée. Il fallait l'accord des propriétaires: il fut obtenu sans aucune restriction. A la proposition de racheter le bâtiment, on répondit: "une chapelle ne se vend pas, elle se donne".
Ste Philomène retrouva une nouvelle jeunesse et continua d'être l'objet de fréquentes visites. A la suite de la maman, sa fille entoure Ste Philomène de soins constants, attentive à garder intact un beau souvenir de famille. (extrait de l'ouvrage Nos chapelles...en parcourant le Pas-de-Calais, Irène Patalas, A.R.A.R.C.O.).



Chapelle Notre-Dame-de-bonne-Fin
Rue Haute Planque, Alquines

Bâtie en 1861, restaurée récemment.
C'est une belle chapelle rurale restaurée, blanchie à l'extérieur comme à l'intérieur. son grand autel sculpté, blanc et bleu, couvre tout le fond de l'abside, et la barre à bougies rappelle les chapelles d'autrefois. Entourée d'arbres, N.D. de Bonne Fin est l'heureuse surprise au bord de la route.(extrait de l'ouvrage Nos chapelles...en parcourant le Pas-de-Calais, Irène Patalas, A.R.A.R.C.O.).



Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
Rue de la Pyramide à Bullescamps, Alquines

Bâtie au XIXème siècle.
Elle est au bord de la route, avec un arbuste, mitoyenne à une maison et un garage. L'environnement est un semble pavillonaire.



Chapelle Sainte Anne
Rue du Vivier, Alquines

Elle se trouvait sur la Grand'place, datait du siècle dernier, était en pierre et en mauvais était. Des travaux routiers s'avérant indispensables, il fallait déplacer la chapelle. Ou la reconstruire ? Une famille du vivier proposa sur sa propriété le terrain nécessaire, et en 1980, rebâtit l'édifice avec la matière d'oeuvre fournie par la commune. Si les murs sont maintenant en parpaings blanchis et le toit en tuiles mécaniques vieillies, le mobilier de l'ancienne chapelle a regagné le nouvel oratoire.
Ste Anne est toujours posée sur son autel Restauration, entre deux cadres anciens, entourée d'objets que la piété populaire lui a apportés. Sa famille d'adoption continue la tradition : la chapelle ne manque ni de bougeoirs contemporains, ni de souvenirs de pèlerinages.
Aujourd'hui, elle est face à une mare, qui s'écoule en un petit cours d'eau passant à côté. Elle est dans un jardin, avec une haie de thuyas, au bord de la route. Les habitations autour sont récentes.



Chapelle Sainte-Apolline
Impasse des Tilleuils, Fromentel

Construite au XIXème siècle.
Reconstruite en 1920 au Impasse des Tilleuils (Fromentel). Elle se situe dans une impasse, avec des maisons récentes. La végétation est composée d'arbres et de haies.



Chapelle Sainte-Thérèse
23, rue de la Base Pannée, Neuville

Elle se situe à Neuville et a été bâtie en 1948.
Elle est mitoyenne à un garage en brique avec une toitureen fibrociment et une tôle métallique sur le côté. Elle se situe le long de la route.



Chapelle Notre-Dame de Lourdes
Rue de la Haute Pannée, Neuville

Entourée d'une haie, avec deux tilleuls remarquables, des herbes folles. Elle est à la croisée de 3 routes.
Depuis 1984 le fibrociment remplace la tuile d'origine et des contreforts soutiennent le mur gauche de l'édifice. Le temps, l'ébraniement causé par les bombardements de 1944, l'avaient fragilisé. Quand la voûte intérieure est tombée, il a fallu restaurer. La chapelle a changé d'aspect. Sans plafond, sous le fibrociment blanchi, elle a pris de la hauteur. Mais solide et entretenue, celle qui est restée debout pendant la guerre, a encore de beaux jours devant elle.



Le sacré coeur dans la côte du Buisson