HISTOIRE



La vie économique

LA VIE ÉCONOMIQUE


Menuiserie RÉMY :

Trois générations de scieurs ont travaillé dans cette maison à ALQUINES, située sur le chemin de Montreuil, en montant vers Bullescamps. La maison a été remaniée mais l'atelier en brique existe toujours. Ici pose Marius Rémy, son épouse Louise Baude et leurs enfants.

Menuiserie RÉMY.

Boucherie HAVART :

Parmi les 28 artisans et commerçants recensés à ALQUINES en 1912, nous trouvons Auguste HAVART DELMOTTE qui créa, avec sa femme Eugénie une charcuterie, une épicerie et un café.

Après 1920, leur fils Alfred HAVART et son épouse Olga CUCHEVAL gardérent cette activité qui progressivement devint charcuterie-boucherie-café.

Pendant la guerre 39 - 45 et malgré la répression des services de l'état français, ils surent limiter les effets du rationnement pour le bien de la population

Au temps du "marché noir" qui permit l'enrichissement de certains au détriment des gens pauvres, la maison HAVART prit le risque de ravitailler les habitants de la région, et plus particulièrement les plus déshérités.

Cette marque de générosité est celle de cette boucherie dont Jacques et Lia furent les continuateurs. Des produits de qualité servis avec amabilité, humour et souvent le petit cadeau en supplément font la réputation de la maison HAVART; Gaëtan, fils de Jacques succède à son père. Cadeau aussi quand Jacques sert la clientèle en reprenant une chanson de Tino Rossi !

Une clientèle fidèle, de très loin parfois, se ravitailler chez "HAVART à ALQUINES".

Boucherie HAVART.

Boulangerie DECHAMPS :

Juin 1987.

Brasserie LAY :

Jadis, les brasseries étaient légion. La bière régnait presque sans partage sur les tables et l'eau, nécessaire à sa fabrication, était abondante. De la fin du XIXe siècle jusqu'en 1956, il existait la blonde légère d'Alquines.

La belle époque de la brasserie Lay, entre les deux guerres.

On trouve à Alquines la trace d'une brasserie au XIXe siècle, mais l'essor est donné en 1871 quand Auxibie Lay fonde l'établissement qui verra se succèder cinq générations de brasseurs.


Mariage de Thérèse Lay.

Marcel Wintrebert, l'historien local, précise : "La maison Lay trouvait à Alquines un eau de grande qualité, celle de la Belle Source Notre-Dame, un affluent de la Hem qui alimentait la ferme et la brasserie. Un vivier avec une roue à aubes agrèmentait le site et la pêhce à la ligne offrait la détente après le dur labeur".

Les années 30 voient le croissance de la brasserie Lay-Cucheval. Émile Lay, ancien maire, emploie jusqu'à quinze ouvriers dont des Polonais qui, pour certains, ont fait souche au village. L'aire de distribution était large déjà car la blonde d'Alquines était réputée pour ssa légèreté et sa conservation. Un cheval était à l'ouvrage pour les livraisons. La légende conte que l'animal, quand le cher s'était endormi, rentrait seul des canettes. La distribution s'étend vers Desvres et Marquise, et c'est désormais une flottille de camions jaune et rouge du plus bel effet qui sillione les routes.

Arthur, Marcel, Roger, Paul Boulanger, Michel.

SOUVENIRS
Marie-Françoise Marcotte, la fille des brasseurs, et Genevière Calais la nièce, se souviennent : "On vendait aussi la levure pour la fabrication du pain et le jé, de la levure liquide. C'était un travail dangereux effectué de nuit et nous les filles n'étions pas autorisées à accéder aux chaudières ni aux cuves."

Emile LAY.

L'aventure de la bière à Alquines s'est achevée en 1956 quand la Brasserie de Saint-Omer a racheté la recette. Ma maison des brasseurs se dresse toujours à proximité de la mairie avec la ferme à l'arrière-plan.

Etiquettes des bièrres.